Don de deux tableaux de John Paschoud

John Paschoud ballonsNous avons le plaisir de vous annoncer l’entrée dans les collections du musée de deux tableaux du peintre John Paschoud (1901-1998) qui marqua durant 70 ans la vie
artistique et culturelle de la vallée.

M. Phil Curvers, citoyen belge et donateur de ses deux huiles nous raconte leur histoire :

J’ai hérité de la première de mon oncle, Alexis Curvers, écrivain qui a connu le succès grâce à son roman Tempo di Roma.

Lors d’un passage à Château d’Oex (1946, sans doute), mon oncle a eu l’occasion de faire la connaissance du peintre et s’est arrêté devant une toile quelque peu surréaliste : 3 triangles (jaune, bleu et rouge) surmontés de trois soleils marchant d’un pas décidé. Alexis Curvers a marqué un temps d’arrêt et s’est écrié :

  • Voilà les trois couleurs fondamentales partant à la conquête du monde… » Paschoud, séduit sans doute par cette interprétation, lui a répondu :
  • Je n’y avais pas pensé, mais c’est vous qui venez de donner vie à mon tableau – et je me permets de vous l’offrir en souvenir de notre rencontre. » John Paschoud rouge bleu jaune

Et le tableau est parti d’abord à Liège (ville des Curvers), puis à Bruxelles quand mon oncle me l’a légué à sa mort.

Lors d’une rétrospective Paschoud, mon cousin Édouard-Olivier Zulauf des Quartiers – il y a peut-être 20 ou 30 ans – utilisa cette œuvre pour en faire une affiche annonçant l’événement.

Le deuxième tableau a été acheté par ma mère (Charlotte Henchoz) que mon oncle et ma tante avaient chargée d’acheter une toile à l’artiste en souvenir de leur rencontre de 1946. C’était une façon de remercier aussi J. Paschoud pour son cadeau d’autrefois….

Le musée remercie chaleureusement Monsieur P. Curvers pour cette donation qui vient compléter l’ensemble d’œuvres de John Paschoud. Merci aussi à Monsieur le pasteur Liagre qui a bien voulu se charger de ramener ces deux pièces à Château-d’Oex.


Visite virtuelle de la collection de l’ASADP

Le Musée du Pays-d’Enhaut est bien connu pour sa collection de découpages anciens, principalement de J.-J. Hauswirth et L. Saugy. Il offre dorénavant à ses visiteurs la possibilité de  voir  six-cents découpages plus récents, qui font partie de la collection de l’Association suisse des amis du découpage sur papier.

Vous pouvez choisir de quelle manière vous souhaitez organiser votre visite virtuelle ; que ce soit en sélectionnant un sujet qui vous touche particulièrement, par exemple les cœurs ou les paysages ou en choisissant le nom d’un artiste qui vous intéresse en particulier, les images se mettent en place.  Vous souhaitez voir une reproduction plus en détails ? touchez-la, elle occupera alors tout l’écran.

Cette offre est un pas de plus vers la spécialisation recherchée par le musée qui tend à s’imposer comme centre suisse du papier découpé.


L’art de la boissellerie

En passant dans la cuisine paysanne du musée, nos visiteurs ont pu se rendre compte de la haute qualité des récipients et ustensiles fabriqués en bois, cette matière pratiquement gratuite dont disposaient autrefois les habitants de nos contrées. Aujourd’hui la tôle et le plastique ont remplacé le bois.

Soucieux de ne pas laisser cet art tomber dans l’oubli, M. Claude Brand, instituteur, qui fut maître de travaux manuels à Château-d’Oex de 1973 à 1993, a réuni une foule de renseignements à ce sujet dans un fascicule  que nous mettons à disposition.  Vous pouvez y accéder en cliquant  « ICI ».

Pour celles et ceux que ce sujet passionne particulièrement, nous proposons   « ICI »   un autre document établi sur le sujet par  feu M. Henri Pilet, frère de M. Jean-Paul Pilet, garde forestier et boisselier à Château-d’Oex.

Merci à M. Brandt de nous avoir mis à disposition ces deux plaquettes qui nous permettent de ne pas oublier ce savoir-faire si important naguère dans nos campagnes.


Du nouveau pour les enfants

Le Musée du Pays-d’Enhaut souhaite intéresser ses jeunes visiteurs de 5 à 12 ans et met à leur disposition un jeu à leur portée.  Trouver le rapport entre des objets d’un autre âge et les activités actuelles de tous les jours donnera aux enfants l’occasion d’agrémenter leur visite. Nous proposons ainsi aux familles de venir passer un bon moment en furetant dans les étages pour découvrir les trésors du passé.

Il suffit de le demander à l’accueil.


Don de trois tableaux signés Marc Breton

Marc-Breton-Rougemont

Le musée s’enorgueillit du don de la part de Mme Christine Ott de Bettingen, de trois huiles de Marc Breton.

Regardons ce que nous dit Véronique Wezranovska-Jacot à propos de cet artiste : Avant-dernier des neuf enfants d’une famille aisée de scieurs de Flendruz, Marc Breton étudie la peinture à l’école des Beaux-Arts de Lausanne, puis à Munich, second centre artistique d’Europe après Paris. Il bourlingue quelques années au Brésil et en Argentine, peignant des décors de cinéma. Mais lorsqu’il rentre au Pays-d’Enhaut après ces années de bohême, il mène une vie très paisible, presque celle d’un ermite. Il met en route un petit commerce de meubles anciens, qu’il peint ou restaure lui-même ; ses tableaux, des paysages du Pays-d’Enhaut surtout, il les donne plutôt que de chercher à les vendre.


Des bûcherons à la tâche – photos

Francis Karlen-Miket Mottier

Marie-Jeanne Allegri a remis au musée 17 photographies représentant une équipe de bûcherons en plein travail dans le vallon de l’Etivaz. On y voit Ernest et Francis Karlen, Auguste, Lalon et Georges Henchoz, Jacky et Miket Mottier, Gustave Pilet, David Lenoir et Alfred Chabloz en plein effort. Tirées par M. Jean-Claude Jaccard durant l’hiver 1951-1952 ces vues témoignent d’un mode de travail aujourd’hui révolu, la force humaine et animale étant remplacée par des machines aussi bruyantes qu’efficaces.

Journaliste au Journal d’Yverdon, puis à La Suisse à l’époque des rédacteurs en chef MM Chenevière, puis Richoz, le photographe qui a fixé ces images sur la pellicule est né en 1925. Petit fils de Marius Jaccard, fondateur du Lycée éponyme, J.-C. Jaccard était passionné de musique et a assuré des chroniques musicales dans différents journaux romands.